Depuis sa déclaration en province du Nord-Kivu, le 1er août 2018, la maladie à virus Ebola a tué 1 676 personnes pour 2 512 cas, ayant conduit l’OMS, le 17 juillet dernier, à classer Ebola au rang d’urgence sanitaire. En date du 14 juillet, le premier cas a été identifié en ville de Goma et un deuxième cas confirmé a été diagnostiqué le mardi 30 juillet et pris en charge au centre de traitement situé à l’Hôpital Général de Référence de Goma.

Ce mercredi 31 juillet 2019, au moins sept bateaux en provenance de Goma n’ont pas eu l’autorisation d’accostage au port public de Bukavu en raison de la confirmation d’un deuxième cas d’Ebola au chef-lieu du Nord-Kivu. Les équipes de riposte composées notamment de l’OMS, MSF sont déployées au port de Bukavu pour rechercher un cas « à haut risque » qui serait venu de Goma.

Cet état de lieu implique la nécessité du renforcement des mesures préventives pour limiter la propagation de la MVE. Au sein de l’organisation HOLD-DRC, des efforts allant dans ce sens sont en cours et un ensemble de mesures de sécurité est implémenté. Après la séance de débriefing animée par l’unité de coordination de la riposte au sein du centre ce lundi 29 juillet 2019, des dispositifs de lavage des mains et désinfectants sont renforcés dans tous les coins principaux du centre. En plus, la sensibilisation est en cours à l’interne auprès personnel de l’organisation et les bénéficiaires mais aussi à l’externe, conduite par l’équipe des pairs éducateurs de l’organisation HOLD-DRC. Inquiétée par la situation, madame Modestine ETOY, Program Manager de HOLD-DRC a convié tous les agents à installer ces dispositifs chez eux à la maison, tout en les invitant à observer un changement de comportement face aux menaces de plus en plus avérées.

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